La Coupe du monde 2026 s’est arrêtée en quarts de finale pour le Maroc, éliminé par la France alors que les Lions de l’Atlas rêvaient de faire encore mieux que leur historique demi-finale de 2022 au Qatar. Malgré cette désillusion, le parcours des hommes de Mohamed Ouahbi laisse entrevoir de nombreux motifs de satisfaction et confirme que la sélection marocaine dispose de bases solides pour construire son avenir.
Mohamed Ouahbi salué pour avoir préparé l’avenir
Dans un entretien accordé à Africafoot, l’ancien international marocain Abdelkrim Merry a tenu à mettre en avant le travail accompli par Mohamed Ouahbi durant ce Mondial. Pour lui, le sélectionneur a eu le mérite d’anticiper l’avenir en renouvelant progressivement son effectif, sans sacrifier la compétitivité de l’équipe.
La valeur de ce Mondial ne se mesure pas uniquement au quart de finale atteint. Mohamed Ouahbi a eu le courage de renouveler son groupe. Il a rajeuni l’effectif et injecté de nouveaux profils, alors que beaucoup auraient préféré conserver les mêmes joueurs après le titre africain. Ce n’était pas un choix facile, mais c’était un choix nécessaire pour préparer l’avenir.
Selon Krimau, cette Coupe du monde aura surtout permis à une nouvelle génération de franchir un cap en découvrant le très haut niveau. Une expérience qui pourrait rapidement porter ses fruits au sein de la sélection.
Cette compétition a permis de découvrir des joueurs qui seront les piliers de la sélection demain. Anass Salah-Eddine, Zakaria El Ouahdi, Redouane Halhal, Ayyoub Bouaddi, Samir El Mourabet, Amine Sbaï, Chemsdine Talbi, Gessime Yassine ou encore Ayoube Amaimouni ont tous gagné quelque chose que l’on ne peut acheter : l’expérience d’une Coupe du monde.
L’ancien attaquant estime d’ailleurs que ce vécu constitue un atout inestimable dans la progression d’un international.
On devient un grand international en jouant des Coupes du monde. Ni les championnats européens, ni même la Ligue des champions ne reproduisent cette pression permanente. Pendant quatre-vingt-dix minutes, chaque erreur peut vous éliminer. C’est une école unique.
Les blessures ont pesé face à la France
S’il se montre globalement satisfait du parcours marocain, Abdelkrim Merry regrette néanmoins que la sélection ait dû composer avec plusieurs absences majeures au fil de la compétition. À ses yeux, ces blessures ont inévitablement fragilisé l’équilibre collectif des Lions de l’Atlas.
Le Maroc est arrivé au Mondial sans Nayef Aguerd et sans Abde Ezzalzouli. Ensuite, Mohamed Ouahbi a également perdu Ismael Saibari et Chadi Riad. Quand vous êtes privé de quatre joueurs aussi importants, vous perdez des automatismes, de l’expérience et un équilibre tactique que personne ne peut remplacer du jour au lendemain.
Pour l’ancien international, cette situation a notamment pesé lors du quart de finale contre la France, dont l’expérience a fini par faire la différence dans les moments clés.
Les grandes équipes savent punir la moindre erreur. La France possède cette expérience. Mbappé et Dembélé ont su exploiter les moments où le Maroc a perdu son équilibre. C’est cela qui a fait la différence.
Un quart de finale qui lance un nouveau cycle
Malgré cette élimination, Abdelkrim Merry refuse de parler d’échec. Il considère au contraire que ce Mondial marque le début d’une nouvelle étape pour le football marocain, avec une génération déjà aguerrie et prête à prendre le relais dans les années à venir.
Le Maroc a perdu un match, mais il a gagné son avenir. Je retiens que le Maroc reste parmi les huit meilleures nations du football mondial. Je retiens aussi qu’une nouvelle génération est née. Mohamed Ouahbi a réussi à rester compétitif tout en préparant l’avenir. Ce n’est pas donné à tous les sélectionneurs.
Il ajoute :
Pour moi, cette élimination n’est pas un échec. C’est le début d’un nouveau cycle. Dans deux ou trois ans, lorsque tous ces jeunes auront accumulé davantage d’expérience, on comprendra peut-être que ce quart de finale perdu contre la France a été l’un des moments fondateurs du football marocain moderne.