Robert Saleh analyse le duel stratégique entre l’Écosse et le Maroc

Achraf Hakimi

Le match de la 2e journée de la Coupe du Monde 2026 entre le Maroc et l’Écosse suscite déjà beaucoup d’intérêt.

Pour mieux comprendre cette rencontre et analyser les qualités des deux équipes, Africafoot a recueilli l’avis de Robert Saleh. Ancien entraîneur des New York Jets en NFL et premier coach d’origine arabe à avoir dirigé une franchise de la ligue, il a partagé son point de vue sur l’évolution récente des Lions de l’Atlas et leur progression sur la scène internationale.

Le Maroc n’est plus seulement une équipe qui défend bien avant de chercher la transition. Il a développé une capacité à contrôler le match avec le ballon, à attirer l’adversaire et à créer des espaces au moment opportun. Le Maroc cherche souvent à créer un joueur libre dans la première phase de construction. Lorsque l’adversaire vient presser, il utilise les mouvements des défenseurs et du milieu pour attirer la pression et libérer une solution ailleurs.

Selon l’ancien entraîneur des Jets, la bataille la plus importante aura lieu dans l’entrejeu. C’est dans cette zone que les deux équipes tenteront de prendre l’avantage. Il estime que le Maroc dispose aujourd’hui de plusieurs atouts pour faire la différence. Parmi eux, Ayyoub Bouaddi a particulièrement retenu son attention après sa très bonne performance contre le Brésil.

L’analyste a également donné son avis sur le fonctionnement et les forces du milieu de terrain marocain :

Le milieu sera la zone où le match peut basculer. Le Maroc cherchera à faire circuler le ballon, changer rapidement le côté du jeu et obliger l’Écosse à défendre pendant de longues séquences. Bouaddi a joué comme un véritable maestro. Il a contrôlé le rythme, orienté le jeu et donné une structure au milieu marocain face à une équipe de très haut niveau. El Aynaoui apporte la stabilité dans les transitions. Il permet à Bouaddi de se projeter sans déséquilibrer l’équipe.

Si le cœur du jeu servira à confisquer le ballon et à user le bloc écossais, la décision finale pourrait bien venir des ailes. Robert Saleh insiste sur le fait que le danger marocain est total, combinant maîtrise collective axiale et dynamisme individuel sur les flancs :

Le Maroc possède des joueurs capables de faire la différence dans les duels individuels. Un un-contre-un gagné sur l’aile peut complètement désorganiser un bloc défensif.

L’opposition face à l’Écosse s’annonce intense. Pour espérer briller, le Maroc devra trouver le bon équilibre entre son jeu de possession plus maîtrisé et la créativité de ses joueurs offensifs.