Depuis leur performance exceptionnelle en demi-finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar, les Lions de l’Atlas sont désormais considérés comme la meilleure équipe nationale d’Afrique. En tête du classement FIFA, ils continuent de s’affirmer à chaque match grâce à leur redoutable stratégie et à un effectif riche en talents.
Cependant, contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, le succès de cette sélection n’est pas le fruit d’une simple facilité. En réalité, un travail acharné est mené en coulisses, et Walid Regragui, dans une récente interview accordée à Onze Mondial, a souligné la complexité de cette tâche, notamment en raison de la diversité culturelle des joueurs qu’il encadre.
Le Maroc, on est vraiment une sélection spéciale. Les gens peuvent parler ou critiquer, la réalité, c’est que le Maroc est la sélection la plus difficile à gérer dans le monde. On a une double culture. On a une diaspora qui est partout dans le monde, contrairement à d’autres pays. Nous, on a des Marocains issus d’Espagne, de France, de Belgique, des Pays-Bas, d’Allemagne, d’Italie.
Bien que cette diversité soit une véritable richesse pour l’équipe, le sélectionneur national a admis que cela représente également un défi quotidien. Il doit sans cesse adapter son discours en fonction des origines variées de ses joueurs afin de maintenir une cohésion au sein du groupe.
Toute cette double culture, c’est une force, mais en même temps, chacun a sa culture propre. Et dans tout ça, moi, mon métier, c’est de leur faire comprendre que le Maroc est la priorité et qu’ils sont là pour défendre ce drapeau, peu importe d’où ils viennent. Le discours est différent quand tu parles à un Français, pareil, quand tu parles à un Espagnol. Quand tu parles à un Germano-Marocain, Franco-Marocain ou un Norvégo-Marocain, ce n’est pas pareil.
Malgré ces défis, gérer l’équipe nationale marocaine reste une mission passionnante. L’amour profond que chaque joueur porte pour le Maroc constitue le fil conducteur qui permet à Walid Regragui de guider son équipe dans une direction commune. Cette unité est d’ailleurs l’un des principaux atouts des Lions de l’Atlas face à leurs nombreux adversaires.
Pour rappel, les Lions se retrouveront dans quelques semaines à l’occasion de la trêve internationale de mars. Ils disputeront deux rencontres cruciales : le 19 mars contre le Niger et le 22 mars face à la Tanzanie, dans le cadre des 5e et 6e journées des éliminatoires de la zone Afrique pour la Coupe du monde 2026.